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Maladies du bois

Un bilan critique de la recherche pour l'été

Publié le 27/01/2015 - 14:29

Malgré des années de recherche, force est de constater que les maladies du bois continuent de faire payer un lourd tribut au vignoble français, occasionnant une perte de compétitivité pour la filière. L'ensemble des interprofessions a donc décidé de lancer une étude pour tirer un bilan critique des recherches entreprises. L'étude, cofinancée par le CNIV et FranceAgriMer, devra donner des pistes pour construire un programme plus ambitieux et faire le point sur les méthodes de lutte envisageables actuellement. Les résultats sont attendus pour cet été. 

Depuis l'année dernière, en effet, une solution de biocontrôle déjà homologuée contre l'eutypiose a obtenu une extension d'AMM contre l'esca et le BDA. Esquive WP contient une souche particulière de Trichoderma atroviride (la L-1237). Badigeonné (à 100 g/l) ou pulvérisé à basse pression (à 4 kg/ha) sur les plaies de taille, ce champignon s'installe rapidement, et agit contre les champignons responsables des maladies du bois. Il s'utilise en préventif, le plus tôt possible après la taille. Mais ce procédé est-il efficace ?

Jean-Luc Dedieu, chef marché vigne chez Bayer Cropscience, qui commercialise Esquive, exlique:

L'efficacité a été démontrée en laboratoire et en conditions contrôlées. Sur le terrain, nous réalisons des essais en traitant des demi-parcelles, puis nous notons les symptômes foliaires et les apoplexies. Nous avons ainsi remarqué qu'Esquive avait un effet cumulatif. Le traitement peut faire "sauver" 8, 10, voire plusieurs centaines de pieds, selon les parcelles.

Avec un coût estimé à 10 €/pied pour le remplacement des ceps morts, les vignerons n'ont plus qu'à faire le calcul, en comparant avec le coût du traitement (200 €/ha).

D'après Bayer, il convient de raisonner les traitements et de traiter les parcelles prioritaires: jeunes plantations de deux à huit ans ou parcelles qui commencent à extérioriser des symptômes. En outre, le traitement doit être combiné à la prophylaxie (enlever les pieds morts, taille tardive et non mutilante) et à la plantation de pieds sains, au départ.
 

Nombre cumulé de ceps maintenus en production
par rapport à un témoin non traité sur 15 parcelles

 

Comment lire le graphe: dans chaque parcelle (identifiée par le numéro de son département), le nombre de ceps en vie est comparé à un témoin non traité. Les histrogrammes montrent le cumul de ceps maintenus en production pour trois années, sur chaque site. Par exemple, sur la parcelle 71, à droite, le dernier historgramme montre que dans la partie traitée, 666 pieds de plus sont en production en 2013 par rapport au témoin. Ainsi, selon les parcelles, ce "gain" de pieds productifs peut varier de 0 à 666/ha.

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