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Passez votre circuit de pulvérisation en revue

Publié le 18/03/2013 - 14:36

Les jauges des cuves de pulvérisateurs ne sont pas fiables. Une future réglementation devrait remédier à ce problème. En attendant il est important de connaître le volume de bouillie dans sa cuve. Deux solutions s'offrent à vous : étalonner votre jauge en remplissant votre cuve avec un volume d'eau connu ou utiliser un compteur de remplissage.

Crédit photo : L. Theeten/Pixel Image

Tel est le premier conseil donnée par Renaud Cavalier, chef du service agro-équipement de la chambre d'agriculture du Gard, aux viticulteurs présents à une réunion d'information sur le réglage des pulvérisateurs. Le deuxième point concernait les incorporateurs.

Un vrai incorporateur peut absorber 20 kg de poudre par minute. Peu sur le marché en sont capables. 

LES POMPES

Les avantages et les inconvénients des pompes ont ensuite été listés.

          1- La pompe centrifuge
Avantages :

  • conception simple
  • débit important
  • pressions d'utilisations faibles
  • peu coûteuse

Inconvénients :

  • problème d'étanchéité presse-étoupe
  • débit entre le début et la fin de la cuve variable

Ces pompes disparaissent peu à peu des gammes de fabricants.

          2- La pompe à piston
Avantages :

  • large gamme de pressions de travail : de 2 à 40 bars

Inconvénients :

  • conception complexe
  • prix
  • abrasion de certaines pièces au contact de l'argile

          3- La pompe à piston-membrane
Avantages :

  • moins chère que la pompe à piston
  • large gamme de pressions de travail : de 2 à 40 bars
  • pas de risque d'abrasion ni de corrosion

Inconvénients :

  • maintenance rigoureuse des membranes et des clapets

Ces pompes représentent actuellement près de 90 % du marché.

LES MANOMÈTRES

Crédit photo : N. Chemineau/Pixel Image

Un choix s'offre aussi sur les manomètres avec le type de graduation. C'est la pièce la plus remplacée lors des contrôles pulvé. Bientôt les manomètres à aiguille seront remplacés par des manomètres électroniques, plus robustes et moins chers, selon Renaud Cavalier. N'oubliez pas qu'un manomètre qui ne retombe pas à zéro quand l’appareil est arrêté doit être remplacé.

          1- Manomètre gradué tous les 0,2 bar

Idéal pour une pression de travail jusqu'à 5 bars. La pression de sécurité ou graduation maximale doit aller jusqu'à 25 bars.

          2- Manomètre gradué tous les 1 bar

Idéal pour une pression de travail comprise entre 5 et 20 bars. La pression de sécurité ou graduation maximale doit aller jusqu'à 40 bars voire 60 bars.

LES SYSTÈMES DE REGULATION

Il existe actuellement trois types de système de régulation dont le rôle est de fixer, de contrôler et de maintenir le volume par hectare décidé par l’opérateur. Chacun avec ses plus et ses moins.

         1- Sytème de régulation à pression constante

C'est un régulateur simple à ressort. Le volume de bouillie par hectare est constant si la vitesse d'avancement est stable.

         2- Système de régulation à débit proportionnel au régime moteur (DPM)

Avec ce système, pour un rapport de boîte de vitesses enclenché :

  • la vitesse varie avec l’accélération du moteur
  • le débit de la pompe variera lui aussi avec le régime moteur, ce qui engendre une modification de débit sur la totalité des buses ou diffuseurs.

         3- Système de régulation électronique : le DPA

Avec ce système il existe un rapport de proportionnalité entre la pression mesurée ou le débit mesuré aux buses et la vitesse d'avancement. C'est un sytème très intéressant pour les terrains en pente.

LES VANNES

          1- Les vannes motorisées

Ces vannes résistent bien aux bouillies chargées. La fermeture du système est efficace mais moins rapide qu'avec des électrovannes. En revanche, elles sont fiables dans le temps.

         2- Les éléctrovannes  

Elles sont sensibles aux colmatages. Il faut donc les nettoyer et les entretenir régulièrement. Dans le cas contraire, elles vieilliront mal. En revanche, la fermeture est instantannée et très efficace.

LA VENTILATION

Le tracteur doit au moins disposer du double de puissance par rapport à celle absorbée par le pulvérisateur. Pour un pulvérisateur qui nécessité 30 CV, il faut donc prévoir un tracteur de plus de 60 CV.

En cas de travail sur des terrains en pente ou qui se ressuient mal après des pluies, la puissance du tracteur doit être surévaluée : d'au moins 10 CV absorbés. Pour repère, les tracteur d'une puissance moyenne de 45-50 CV conviennent à la pluparts des jets portés classiques.

Et vous, êtes-vous satisfait des éléments installés sur votre pulvérisateur ?

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