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Inter Rhône

Une stratégie premium et un grand millésime pour 2015

Publié le 20/04/2016 - 13:51
Arnaud Pignol, délégué général d'Inter Rhône et Michel Chapoutier, président de l'interprofession. Photo : M. Gagneux/Pixel-Image

"Nous voulons être un vignoble conquérant avec une stratégie qualitative décomplexée sur les prix, annonce Michel Chapoutier, président d’Inter Rhône. Pour cela, l’interprofession s’est dotée en 2015 d’un observatoire de la qualité. Il mène des analyses œnologiques et sensorielles des vins de la Vallée du Rhône et de sa concurrence.

Sur l’année écoulée, 1 200 prélèvements de bouteilles ont été effectués, dont 400 à l’export. L‘objectif est de produire des outils d’aide à la décision pour les opérateurs.

Nous devons être leader et non suiveur par rapport à ce qui se fait dans le monde, explique le président d’Inter Rhône. Il est également intéressant de voir ce qui se fait dans le nouveau monde. En ce moment, la mode est aux cépages rhodaniens, donc on ne doit pas décevoir.

Pour cela, Inter Rhône met également en place un système d’information géographique.

Il permettra de rassembler des données photographiques de la réalité du terroir et des données économiques, par parcelle ou par appellation. On pourra ainsi piloter des plans de restructuration, explique Arnaud Pignol, délégué général d’Inter Rhône.

Des volumes en baisse à l’export

La Vallée du Rhône a exporté 32 % de ses volumes en 2015, soit une baisse de 4,1 % en un an tout en augmentant ses prix.

On ne perd pas de part vis-à-vis de la concurrence puisque la baisse des exportations des vins français est de 6 %, détaille Arnaud Pignol.

Parmi les destinations des vins d’Inter Rhône, le marché nord-américain et des pays d’Asie comme la Chine, Singapour et le Japon sont des cibles privilégiées.

Au Japon, l’objectif est d’augmenter régulièrement les importations après une phase en plateau, annonce le président d’Inter Rhône. En Chine, il y a de la concurrence avec la production locale mais le potentiel de consommation est là. On a une progression à deux chiffres sur l’année dernière, mais sur de petites quantités.

"La premiumisation est un choix"

Sur le marché intérieur, les volumes ont diminué de 7,1 % avec en parallèle une hausse des prix de 5,3 %.

On assume que le label AOP est un produit de qualité et qu’il exige un niveau de prix : la premiumisation est un choix, justifie Michel Chapoutier. Monter les prix, c’est se donner les moyens de replanter : renouveler la vigne influence la production de 20 % à l’hectare.

3 millions d’hectolitres pour 2015 et son grand millésime

En 2015, la production de la Vallée du Rhône s’élève à 3 millions hl dont 79 % de rouge, 7 % de blanc et 14 % de rosé. Par rapport à 2011, le blanc est en hausse de 17 %. Le vignoble se restructure en réponse à une demande supérieure à l’offre et, selon le président, le bon équilibre de vins blanc serait de 15 %, avec quelques réserves à cause du rosé dont le marché est similaire.

Le millésime 2015 est un très grand millésime, annonce Arnaud Pignol. Le niveau de production est important, très bien réparti entre les différents cépages et avec un aspect climatique qui a permis de rentrer un produit extrêmement sain.

Ce millésime est supérieur à celui de 1990, avec une originalité : c’est un millésime solaire avec un taux d’acidité très important. On a donc pas l’impression de déguster un millésime chaud, complète Michel Chapoutier.

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