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Analyse CER

Des pays importateurs et producteurs pourraient se recentrer sur leur marché, au détriment des importations

Publié le 09/04/2020 - 08:03

Dans sa dernière lettre d'information, le CER dresse un premier bilan des conséquences de la crise sanitaire liée au Covid-19 sur la filière viticole. Voici quelques extraits de la synthèse "La crise atteint progressivement le secteur malgré les possibilités de stockage pour la tamponner", écrite par Marc Varchavsky, du CER.  Marc Varchavsky, responsable du conseil économique de Cerfrance

Sur le marché export, la Chine a été, bien sûr, le premier marché à être impacté, mais les ventes redémarrent actuellement. En cognac, c’est même une accélération inattendue sur cette destination majeure, qui fait penser que les difficultés sont passées.

Au contraire en bordeaux, la relance se fait attendre et le marasme constaté avant la crise actuelle a tendance à s’accentuer (depuis 2018, le marché se dégrade sous la pression d’une production excédentaire et non adaptée à l’évolution de la demande). L’inquiétude est liée aux besoins de trésorerie et à des chais occupés par les récoltes invendues alors qu’une nouvelle année culturale démarre.

Le vignoble de champagne est particulièrement impacté par l’arrêt des événements festifs, qu’ils soient familiaux, sportifs ou autres, et aussi par l’absence de trafic aérien : un des marchés importants pour les grandes maisons est la coupe de champagne offerte sur les longs courriers. Des questions de solvabilité vont même se poser pour certaines compagnies aériennes pour honorer leurs commandes antérieures. Les effets de cette crise sont donc très divers suivant les vignobles en fonction des marchés ciblés, de leur dynamique d’avant-crise, de la possibilité de stockage…

Suivant les pays qui auront été les plus touchés et la durée de la crise sanitaire, l’impact sur les ventes à moyen terme sera différent : il est possible que certains pays à la fois importateurs et producteurs se recentrent sur leur marché au détriment des importations. Mais les appellations qui ont une dynamique commerciale forte ces dernières années (rosés de Provence, Gers, bourgogne, cognac) devraient conserver leur avantage. Au contraire, pour les vignobles dont la clientèle est en repli, cela pourrait accélérer les difficultés

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