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7 enseignements à retenir sur le vin et les Français d’après le baromètre SoWine/Dynata 2019

Publié le 10/01/2020 - 09:00

Le tant attendu baromètre Sowine/Dynata qui dresse un panorama de la consommation du vin et des spiritueux en 2019 est enfin sorti ! Quelles tendances sont confortées ou révélées ? Quels approfondissements sont proposés ? Voici sept enseignements à retenir !

1. Des Français de plus en plus connaisseurs en vin

Le niveau de connaissance en vin des Français augmente d’année en année, notamment chez les moins de 35 ans. Le baromètre Sowine/Dynata distingue trois grandes catégories de consommateurs : les néophytes, les amateurs et les connaisseurs. Si le cercle des Français se déclarant connaisseurs reste limité (5  %), la répartition entre les amateurs et les néophytes tend à s’équilibrer. Pour la première fois depuis 2011, la part des néophytes passe juste en dessous des 50  %, tandis que celle des amateurs progresse (46  %). La part des néophytes chez les moins de 35 ans diminue quant à elle, de façon encore plus marquée : 65  % des Français de moins de 35 ans se déclaraient néophytes en 2011, ils ne sont plus que 54  % aujourd’hui. «  Cela fait des années que le baromètre martèle le message de communiquer auprès des néophytes, remarque Sylvain Dadé, cofondateur de l’agence Sowine. Certains opérateurs se sont totalement positionnés dans cette démarche-là. Le numérique donne aussi un accès à la connaissance plus facile pour les curieux, impactant certainement les jeunes.  »

2. Origine des vins français consommés

Le prix est un facteur déterminant dans l’acte d’achat, et la région d’origine est deux fois plus décisive que le cépage ou l’appellation. La grande distribution reste incontournable : 86  % des Français y achètent du vin, mais ils sont 32  % à acheter également du vin chez le caviste. L’achat en direct chez le producteur, qu’il se fasse au domaine ou sur un Salon, séduit 23  % des Français. «  Nous constatons depuis cinq ans une hausse du budget que les Français consacrent à l’achat d’une bouteille de vin », constate Sylvain Dadé. Aujourd’hui, 14  % des acheteurs ne souhaitent pas dépasser 5  €, ils étaient 22  % en 2013. À l’inverse, 17  % sont prêts à dépenser plus de 20  €, ils étaient 5  % en 2013. «  En déclaratif, lorsque l’on demande aux Français la provenance des vins qu’ils achètent, 43  % répondent “bordeaux”. C’est une part de voix, pas une part de marché. Cependant, à l’heure du “bordeaux bashing”, bordeaux reste pourtant “top of mind” !  », s’exclame Sylvain Dadé.

3. Blanc, rosé, ou rouge ?

En grande majorité, les Français déclarent consommer du vin dans la sphère privée (85  %), mais ils aiment également en boire au restaurant (54  %).

En matière de préférence par couleur de vin, 84  % des Français déclarent consommer du vin rouge au cours d’un repas, et 9  % seulement à l’apéritif, moment davantage préféré pour le vin blanc (33  %) et le vin rosé (28  %). D’après Sylvain Dadé, il y aurait peut-être ici un potentiel de croissance et un profil organoleptique à travailler : quelle place donner au vin rouge au moment de l’apéritif ?

Concernant le champagne et les vins effervescents, les chiffres sont comparables  : 37  % des consommateurs de champagne et 40  % des consommateurs de vins effervescents en boivent à l’apéritif. Un tiers d’entre eux en consomment au cours d’un repas. Quel que soit le lieu, tous s’accordent à dire que le vin est avant tout à partager en famille (60  %) ou entre amis (33  %).

4. Les sources d’information

Avant d’acheter, les Français s’informent d’abord auprès de leur entourage (53  %) et auprès des professionnels (42  %). «  Il faut comprendre cette notion d’entourage au sens large : c’est aussi ses amis sur Facebook, et pas uniquement tonton le dimanche à table  », précise Sylvain Dadé. Par ailleurs, 15  % des Français présents sur les réseaux sociaux suivent des pages liées au vin, et un tiers des grands acheteurs de vin ont déjà acheté un vin recommandé sur les réseaux sociaux. Facebook et YouTube sont très installés dans la vie des Français, mais la plateforme la plus dynamique est Instagram, avec 17 points en taux de pénétration.

5. Focus sur les vins bio

Un tiers des Français, tous produits confondus, achèten t bio. «  Acheter bio est une lame de fond, mais pour le vin, le bio n’est pas encore considéré comme une norme », précise Sylvain Dadé. Un Français sur deux est prêt à payer plus cher pour un vin labellisé bio. Cette tendance est encore plus forte chez les jeunes et chez les amateurs éclairés.

Parmi les principales motivations à l’achat de vins bio : s’assurer de la qualité du vin (48  %), soutenir les terroirs et les producteurs (44 %), respecter l’environnement (43  %), faire attention à sa santé (35  %). Les freins à l’achat de vins bio sont le prix trop élevé (47  %), le fait que l’acheteur ne se sent pas concerné par la démarche bio (26  %), la méconnaissance du label (17  %). Le baromètre montre aussi une grande incompréhension des labels par le consommateur  : 55  % des Français ne savent pas ce qu’est un vin naturel, et 84  % ce qu’est un vin biodynamique. Cette méconnaissance concerne aussi bien les amateurs éclairés (79  %) que les connaisseurs (60  %).

6. Le commerce du vin et le numérique

Concernant l’achat de vin en ligne, 31  % des acheteurs ont déjà commandé sur Internet : un chiffre en hausse de 21 points par rapport à 2011. Leurs motivations : le prix et les offres promotionnelles (49  %), les frais de livraison attractifs (47  %) et la qualité de l’information fournie sur les vins (42  %). À l’inverse, les Français qui n’achètent pas de vin en ligne ne le font pas car ils n’y ont jamais pensé (pour 34  % d’entre eux), car ils ont peur de la casse (23  %), ou car ils trouvent les frais de transport trop onéreux (22 %). à noter que 10 % des Français ont déjà utilisé une application type Deliveroo ou Uber Eats pour leur livraison. En 2019, les achats de vin en ligne sur les sites Internet de la grande distribution montrent une évolution positive.

7. Les spiritueux

Les Français aiment les spiritueux mais s’avouent néophytes. Parmi les boissons alcoolisées préférées des Français, les vins tranquilles sont plébiscités par près de la moitié d’entre eux, devant la bière et les champagnes. Plus les consommateurs sont jeunes, plus ils préfèrent les cocktails. À l’inverse, plus ils sont âgés, plus ils aiment le vin.

Le baromètre Sowine/Dynata
Dynata, c’est la fusion de SSI et Research Now. C’est l’un des principaux fournisseurs au monde de données "first party", recueillies avec le consentement de personnes ayant accepté de rejoindre ses panels. Sowine est une agence conseil marketing et communication dédiée aux univers du vin, du champagne et des spiritueux.
Retrouvez ici plus d’infographies et l’historique de ce baromètre en ligne .
Si vous souhaitez approfondir la question, n’hésitez pas écouter les podcasts de Sowine.

Article paru dans Viti 447 de novembre-décembre 2019Viti 447 novembre-décembre 2019

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