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Un porte-greffe résistant au court-noué est testé par l'Inra

Publié le 14/09/2017 - 11:44

Présente dans la quasi-totalité des régions viticoles du monde, le court-noué est une maladie virale qui engendre des pertes de récolte voire la mort des vignes et rend les terres impropres à la viticulture pour de nombreuses années. Le principal agent responsable en est le Grapevine fanleaf virus (GFLV). Il est transmis aux ceps de vigne par un nématode, un ver rond du sol, qui s'alimente en piquant les racines.

L'Inra mène des recherches sur cette maladie qui n'ont, jusqu'à récemment, pas donné les résulats escomptés. 

L’absence de gènes de résistance au GFLV dans les collections génétiques naturelles du genre Vitis a jusque-là freiné la création de variétés résistantes de porte-greffe ou greffon par les méthodes classiques d’amélioration des plantes.

Au cours des dernières décennies, des stratégies alternatives de développement de vignes résistantes ont été mises en place grâce aux biotechnologies.

Les chercheurs de l'Inra ont créé des porte-greffes transgéniques capables de résister au virus du court-noué. L'étape suivant est désormais d'évaluer les conséquences éventuelles sur des populations de virus et bactéries du sol. 

Afin d’en mesurer les impacts environnementaux potentiels, des chercheurs de l’Inra et du CNRS ont évalué, en milieu confiné, la possibilité de transfert de gènes de porte-greffe de vigne génétiquement modifié vers les microorganismes de leur environnement biologique proche.
Processus naturel, le transfert de gènes, dit horizontal, est une source potentielle de recombinaison susceptible d’être à l’origine de modifications dans le génome des virus de la vigne et des bactéries du sol présentes dans l’environnement racinaire.

D'après les premiers résultats, les scientifiques de l’Inra et du CNRS n'ont pas détecté de transfert de la séquence transgénique du porte-greffe vers les virus ou les bactéries du sol après six à neuf ans de présence de vigne génétiquement modifiée.

Cette culture de vigne génétiquement modifiée n’affecte pas non plus le niveau de résistance des bactéries du sol à un antibiotique, la kanamycine, et ne modifie pas la composition des communautés bactériennes qui gravitent autour des racines.


Pour aller plus loin sur la recherche relative aux porte-greffe, consulter les articles de notre dossier Viti paru en mars 2017:

 

 

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