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Languedoc Roussillon

Sudvinbio fait le point sur la flavescence dorée

Publié le 07/04/2014 - 18:05

Source : Communiqué de presse
 
Sudvinbio, Association interprofessionnelle des vignerons bio du Languedoc Roussillon, est organisée en différentes commissions thématiques. La commission technique est chargée des recherches en viticulture et œnologie biologiques. Résultat des travaux de ces dernières années, une plaquette co-rédigée avec la Chambre d’Agriculture de l’Hérault, consacrée à la gestion de la flavescence dorée en viticulture bio, sera publiée prochainement et diffusé au niveau national

La flavescence dorée, maladie incurable de la vigne présente en France depuis les années 1950, concerne environ la moitié du vignoble français. La cicadelle de la flavescence dorée est l’insecte vecteur de la maladie. L’un des obstacles à son éradication réside dans le très long temps de latence de l’apparition des symptômes de contamination : en général un an voire plus. 

Pour lutter contre sa propagation, les vignerons, qu’ils soient en agriculture biologique ou non, doivent mettre en œuvre les mesures suivantes

  • Implanter des ceps indemnes de la maladie 

Pour cela, dans les zones où des foyers ont été détectés, les pépiniéristes doivent traiter les plants par chauffage à 50°, ce qui détruit le phytoplasme, bactérie cause de la maladie. 

  • Assainir leur vignoble 

Par des campagnes de prospection qui permettent de repérer les ceps contaminés et de suivre les populations de cicadelles. A ce stade, la mobilisation collective des vignerons à l’échelle d’un territoire, 
est indispensable. Elle se met en place via les GDON (groupements de défense contre les organismes nuisibles). Les ceps contaminés doivent être arrachés (de 1997 à 2013, 718 ha ont dû être arrachés en L.R.- source SRAL (Service Régional de l’Alimentation)) 

  • Maîtriser les populations de cicadelles 

Par des mesures prophylactiques et la lutte insecticide. En viticulture biologique, le seul produit autorisé est le pyrèthre naturel. Le nombre de traitements dans les zones en « P.L.O. » (périmètre de lutte 
obligatoire) est décidé par arrêté préfectoral (3 maximum). De faible rémanence (ses effets durent peu de temps, il se dégrade rapidement en particulier sous l’effet de la lumière), le pyrèthre naturel démontre une bonne efficacité. 
Les recherches sur des traitements alternatifs, ou les essais de lutte biologique, n’ont donné que peu de résultats. 
 

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