Imprimer
Commentaires
4e congrès national de viticulture

Echanger autour de la biodynamie

Publié le 24/02/2015 - 18:05

Environ 150 viticulteurs bios et biodynamiques des Pays de Loire et des différentes autres régions viticoles françaises, de Suisse et d'Espagne se sont réunis les 19 et 20 février à l'abbaye de Fontevraud pour le 4° congrès national de viticulture organisé par le Mouvement d’agriculture biodynamique.

D'après les organisateurs:

"Le cadre prestigieux de l'abbaye a créé une ambiance propice à l'écoute et aux échanges qui furent très riches et diversifiés. Conférences de viticulteurs, formateurs et chercheurs ont alterné avec des témoignages de vignerons qui ont ainsi révélé de nombreuses facettes de la viticulture biodynamique.

Après une ouverture par le vigneron Nicolas Joly de la Coulée de Serrant, le premier jour a montré, comment loin d'être une méthode, la biodynamie se base sur une approche scientifique élargie au vivant. Il s'agit d'une agriculture visant d'abord à renforcer la santé ou « salutognénèse » comme l’explique avec force exemples montrant l’efficacité de la méthode pour recréer de sols vivants le consultant Pierre Masson.

Le chercheur allemand Georg Meissner a présenté quelques-uns des résultats de ses travaux montrant l'efficacité spécifiques des pratiques biodynamiques, par exemple pour améliorer la qualité du raisin et favoriser l'équilibre de la croissance de la vigne.

Ensuite, il a été question de comprendre la nature, le « caractère » particulier de la vigne, cette « liane ligneuse » transformée en arbuste par l'être humain depuis plusieurs millénaires.
- Comment respecter sa nature, l'accompagner plutôt que de chercher à la maitriser de manière violente en la réduisant à un simple matériel végétal ?
- Comment former des plantes saines, avoir un bon greffage, respecter l'axe de la plante et la tailler en respectant les courants de sève.
Il est nécessaire de relocaliser la production des plants, de conserver et de renforcer leur diversité. Toutes ces pratiques permettent de respecter la plante et ainsi de limiter les maladies, en particulier les maladies du bois qui font de plus en plus de ravages dans le vignoble français. Pour cela, il faut d'un côté bien observer et comprendre sa plante, d'un autre coté utiliser sa sensibilité, son ressenti.

Un autre aspect important qui a été abordé est celui de la solidarité entre les viticulteurs biodynamistes qui restent encore assez peu nombreux aujourd’hui même si leurs pratiques intéressent toujours plus. Des vignerons expérimentés s'engageant à soutenir des jeunes en début d'installation jusqu’à les aider à écouler leur production. Un beau témoignage d'entraide.

Finalement, ces 2 jours ont apporté à chaque participant des connaissances, des impulsions et de l’enthousiasme pour retrouver ou renforcer sa souveraineté individuelle, c'est-à-dire au lieu de se laisser dicter la conduite à suivre par les entreprises, laboratoires ou consulats, devenir maitre de son propre travail d'artisan vigneron. C'est cela la biodynamie : redevenir maitre de ce que l'on fait, c'est à dire en être responsable."
 

Ajouter un commentaire

Pour ajouter un commentaire, identifiez-vous ou créez un compte.

Nos publications

  • Circuits Culture
  • Cultivar Élevage
  • Cultivar Leaders
  • Culture légumière
  • L'arboriculture fruitière