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Cash Investigation

L’UIPP dénonce un procès à charge

Publié le 03/02/2016 - 12:15

Concernant le magazine Cash Investigation, l’UIPP (Union des Industries de la Protection des Plantes) dénonce un procès à charge de l’Industrie des produits phytopharmaceutiques. « Montrer que les produits phyto présentent des risques est aisé, puisque cela peut être le cas si les mesures de précaution ne sont pas respectées. Reconnaître en revanche que la situation n’a jamais été aussi maîtrisée en France, tant sur l’usage de nos produits que sur la protection de la santé et de l’environnement, est certes moins sensationnel », souligne l’UIPP dans son communiqué.

« Si la santé des citoyens et de la planète est un sujet prioritaire pour tous, cette émission plutôt que d’éclairer le consommateur, crée un climat anxiogène. En stigmatisant les produits phytos, Cash Investigation fait aussi l’impasse sur leur utilité pour la filière agricole et in fine sur la qualité et la diversité de notre alimentation qui n’a jamais été aussi sûre. »

Parmi « les nombreux éléments omis » par l’équipe de Cash Investigation, l’UIPP tient à insister sur les points suivants :

1/ Les études d’impact des phytos sur la santé contredisent les conclusions de l’émission

Cash Investigation a omis de prendre en compte les deux plus grandes études publiques au monde sur pesticides et santé : l’HAS américaine sur 50 000 agriculteurs, et l’étude française AGRICAN sur 180 000 personnes. Ces études confirment que les agriculteurs vivent plus longtemps que la population générale.

Cash Investigation a omis de prendre en compte les données de l’Institut National du Cancer qui, au sujet des enfants, indiquait hier encore « globalement, le nombre de nouveaux cas est stable. Et, l'environnement, pointé du doigt pour certains cancers chez l'adulte, n'est pour l'heure pas incriminé dans les cancers de l'enfant. Les études menées pour comparer la fréquence des cancers chez l'enfant avec l'exposition à des facteurs de risques en période prénatale ou pendant l'enfance (pesticides, polluants liés au trafic, tabagisme passif, etc.) n'ont pas donné de résultat probant[1] ».

Cash Investigation a omis d’indiquer que les ventes d’insecticides ont été divisées par 6 depuis 1990.

2/ La science et les décisions des autorités s’imposent aux entreprises, et non l’inverse

Cash Investigation a omis d’expliquer que pour obtenir une autorisation de mise sur le marché, le processus d’homologation impose à nos entreprises de réaliser 300 études pendant près de 10 ans qui couvrent tous les effets sur la santé et l’environnement. Et que ce sont les autorités sanitaires européennes et françaises, ainsi que le Ministère de l’Agriculture, qui décident si un produit peut être présent sur le marché en garantissant la sécurité de l’utilisateur jusqu’au consommateur. 

Cash Investigation a omis d’indiquer que toute étude scientifique nouvelle est prise en compte lors des réévaluations par les autorités sanitaires et les comités d’experts indépendants. Si ces études ne conduisent pas au retrait des produits concernés par les autorités, c’est qu’ils ont jugés qu’elles ne remettaient pas en cause la globalité des données disponibles et les évaluations précédentes. 

3/ L’exposition aux produits phytos n’a jamais été aussi faible, et ce grâce aux démarches de progrès de l’ensemble de la filière et des agriculteurs

Cash Investigation a omis d’indiquer les avancées de la recherche, de l’innovation, et les progrès réalisés par l’ensemble des acteurs de la filière : l’utilisation des produits a diminué de 45 % depuis la fin des années 1990, la toxicité a été divisée par 8, les trois quarts des produits présents à cette époque ne sont plus présents sur le marché. Dans un tel contexte, comment expliquer que les produits phyto seraient responsables d’une augmentation des maladies chez les plus jeunes ?  

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