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Cancer

Le cas du glyphosate n'est pas encore réglé

Publié le 23/02/2016 - 11:03

Suite aux divergences de position entre le le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) et l'EFSA sur cancérogénicité du glyphosate, le gouvernement français avait saisi l’Anses. L'organisme avait comme mission de statuer sur les dangers du glyphosate pour la santé humaine. 
Dans son avis sur le glyphosate rendu public il y a quelques jours, l’Anses stipule que:

Le niveau de preuve de cancérogénicité chez l’animal et chez l’homme peut être considéré comme relativement limité et ne permet pas de proposer un classement 1B ( i.e: substance dont le potentiel cancérogène pour l'être humain est supposé).

Mais l'agence complète cette conclusion : 

Au vu du niveau de preuve limité, la classification en catégorie 2 (Substances suspectées d'être cancérogènes pour l'homme) peut se discuter sans que l’Agence puisse se prononcer sur ce point en l’absence d’une analyse détaillée de l’ensemble des études.
Compte tenu des résultats de la présente expertise, l’Agence estime nécessaire que le classement du glyphosate soit rapidement revu par l’Agence européenne des substances chimiques.
 

Pour rappel, le glyphosate est actuellement en cours de réévaluation dans le cadre de la procédure de renouvellement décennal. En France, le glyphosate est fait partie, avec le soufre, des deux substances les plus vendues en tonnage.

D'après le rapport de l'Anses, entre 2008 et 2014, les tonnages de vente de glyphosate sont relativement stables:

  • Entre 5157 et un peu plus de 7421 tonnes/an pour les produits non autorisés en jardin ;
  • Entre 1264 tonnes et 2055 tonnes/an pour les produits autorisés en jardin.

80% du glyphosate vendu en France est destiné à un usage pro et 20% pour les particuliers

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