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Maladie

L'arrachage des ceps touchés par la flavescence reste à faire

Publié le 31/03/2020 - 10:28

La lutte contre la flavescence dorée dans les vignes est d'actualité. Aujourd'hui, 31 mars, est le dernier jour pour arracher :

  • toutes les parcelles atteintes à plus de 20 % ;
  • toutes les souches qui présentent des symptômes, même partiels, y compris les ceps isolés. 

Comme le rappelle l'arrêté national:

Il est de la responsabilité de chaque exploitant d’arracher, si cela n’est pas réalisé, tous les foyers et ceps isolés repérés et marqués durant la campagne 2019.


Si vous n'avez pas pu réaliser ou faire réaliser ces travaux dans les conditions sanitaires actuelles, il est vivement recommandé de vous rapprocher du SRAL de votre région.

Rappel sur les méthodes d'arrachage autorisées

Modalité 1 : arrachage mécanique des ceps
La souche est arrachée par traction mécanique ou avec une tarière. L’arrachage doit être aussi complet que possible pour interdire toute repousse du porte-greffe (si la souche n’est pas entièrement détruite, la maladie qui colonise également le système racinaire n’est pas éradiquée). En cas de repousse du porte-greffe, cet arrachage est complété par application de la modalité 2.

Modalité 2 : dévitalisation par pulvérisation d’un herbicide systémique sur le feuillage
On applique sur le feuillage de la plante un herbicide systémique autorisé pour l’usage dévitalisation des souches (glyphosate sel de potassium ou sel d’isopropylamine) ou pour la dévitalisation des broussailles. L’herbicide est véhiculé par la sève de la plante et provoque la mort du cep. L’application de l’herbicide doit intervenir lorsque la circulation de la sève est encore active dans la plante. Pour assurer une bonne efficacité de l’opération, tout le feuillage, y compris le cœur de souche, doit être atteint. Soignez la pulvérisation, en pratiquant face par face. Sur des souches fortement déprimées par la flavescence dorée, la circulation de la sève est perturbée.
L’efficacité de cette méthode peut être prise en défaut. La modalité 3 est alors une alternative ou un complément intéressant. En cas de repousse de certains ceps, une deuxième application peut être nécessaire. Dans le cas de la dévitalisation unitaire de ceps, il convient d’éviter tout contact des ceps voisins de celui à détruire avec le produit herbicide. La modalité 3 est à privilégier.
ATTENTION : l’utilisation du glyphosate a fait l’objet, le 8 octobre 2004, d’un avis au Journal officiel qui rationalise l’usage des spécialités commerciales formulées avec cette substance active. Pour la dévitalisation de parcelles entières, l’usage des panneaux récupérateurs est obligatoire à la dose de 2 880 g/ha partout où il est techniquement possible. Si l’utilisation de panneaux récupérateurs est impossible (parcelles incultes depuis plusieurs années et laissées à l’état de friches…), le débroussaillage est réalisé selon des modalités et des précautions propres à la spécialité utilisée (usage débroussaillage). D’autres produits systémiques, autorisés pour la dévitalisation des broussailles, sont également utilisables. Reportez-vous toujours à l’étiquette du produit pour toute précision sur son utilisation (usages, doses, précautions d’emploi…).

Modalité 3 : dévitalisation par badigeon sur la plaie de taille des souches fraîchement sectionnées
Le cep est coupé à la tronçonneuse ou à la scie. La plaie encore fraîche est badigeonnée à l’aide d’un pinceau ou d’un tampon avec un produit autorisé pour la dévitalisation des arbres sur pied souches : glyphosate sel d’isopropylamine, trichlopyr, 2,4-d… (nombreuses spécialités commerciales). Les doses et conditions d’emploi varient selon la spécialité commerciale utilisée. Soyez attentifs aux restrictions et aux conditions mentionnées sur l’étiquette du produit.
Cette modalité est particulièrement efficace pour la dévitalisation des ceps isolés. Elle évite la dérive du produit herbicide sur les ceps voisins. Elle peut être directement mise en œuvre lors de la détection des ceps atteints. Elle évite alors un marquage de la souche et un passage ultérieur pour sa destruction. Les repousses sont rares, mais font le cas échéant l’objet d’un traitement complémentaire selon la modalité 2 ou 3.

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