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LE PORTRAIT DU MOIS DE L'AGENCE FLEURIE

Matthieu Cuvelier, responsable de Clos Fourtet, 1er grand cru classé, Saint-Émilion

Publié le 02/02/2021 - 15:00

L'Agence Fleurie nous propose de découvrir le portrait de Matthieu Cuvelier, responsable de Clos Fourtet, 1er grand cru classé, Saint-Émilion.

Un site exceptionnel

Les vignes jouissent d’une situation exceptionnelle. Au sommet de la butte calcaire, l’épaisseur de roche est particulièrement importante, à l’inverse de celle des sols, qui dépasse à peine un mètre. « Pour nous, qui cherchons à produire peu mais très bien, c’est unique et précieux pour ce qui est de l’équilibre. » L’effet de pente, à Clos Fourtet, vient renforcer le drainage naturel qu’offre le calcaire. Sud, ouest et nord, des différentes expositions des coteaux découlent diverses subtilités de terroirs.

Unique et précieux pour ce qui est de l’équilibre. 

Exceptionnels également, les trois niveaux de cave, creusés dans la roche sous le domaine et qui s’étendent sur 13 ha. Température constante oscillant entre 12°C l’hiver et 14°C l’été et ventilation naturelle font qu’ici, la part des anges est bien inférieure à celles des chais traditionnels. Un hectare suffit à l’élevage des vins et au stockage des bouteilles. « C’est tout à la fois optimum, pratique et très beau ! »

Bio et biodynamie : une inclinaison toute naturelle

Dès 2001, Tony Ballu, alors directeur technique, s’investit vers la conduite en bio et en biodynamie.  Sur les dix derniers millésimes, plus de la moitié ont été conduits sans chimie, qui se limite alors à un ou deux traitements par an. L’évolution s’est faite par étapes. Débutant les tests sur trois parcelles, la conduite naturelle est ensuite étendue progressivement au reste du vignoble.

Des sols plus vivants, fleuris et porteurs de plus de biodiversité.

L’apprentissage se fait au fur et à mesure, avec prudence, et ne va pas sans obstacle, avec, comme en 2018, une perte de 60% de la récolte. Cependant, la tendance est ancrée et porte ses fruits avec « des sols plus vivants, fleuris et porteurs de plus de biodiversité », se réjouit Matthieu, avant d’ajouter que « si la certification n’est pas à l’ordre du jour, elle viendra certainement un jour puisqu’elle va dans le sens du travail effectué et que nous n’en sommes pas loin ».

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