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Le portrait de l'Agence Fleurie

Jean-Baptiste Duquesne, vigneron au Château Cazebonne

Publié le 09/06/2022 - 09:26

L'Agence Fleurie vous propose de découvrir le portrait de Jean-Baptiste Duquesne, vigneron au Château Cazebonne.

 

À la recherche des cépages oubliés

Installé en 2017 après une première carrière dans le numérique, le néovigneron acquiert très vite « la conviction qu’il faut travailler sur l’histoire du vin de Bordeaux et redécouvrir les cépages présents au XIXe siècle. » Comme il n’existe aucun ouvrage, il s’appuie sur les témoignages des anciens et publie en 2021 un livre sur le sujet : Bordeaux, une histoire de cépages. L'ouvrage retrace le phénomène ayant conduit à l’uniformisation actuelle autour de cinq grands cépages.

La conviction qu’il faut travailler sur l’histoire du vin de Bordeaux et redécouvrir les cépages présents au XIXe siècle.

En replantant ces cépages, Jean-Baptiste Duquesne se met dans la peau du vigneron d’antan. Il observe pour mieux retrouver les qualités oubliées de ces différentes variétés de raisin. C’est ainsi qu’il redécouvre l’enrageat ou le jurançon noir. Mal aimé en raison de volumes et de capacités de garde limités, ce cépage se révèle intéressant lors de sa première vinification en 2020. Mieux, en 2021, il est le seul à résister au gel. Peu à peu, Jean-Baptiste Duquesne restructure son vignoble. Sur les parcelles arrachées, il plante des cépages retrouvés pour porter, à terme, les 57 cépages autochtones identifiés grâce à ses recherches. 

 

Retrouver des sols vivants

D’emblée, Jean-Baptiste Duquesne opte pour une conversion en bio et biodynamie, en partant du constat que parmi tous les vins dégustés, ses préférés sont tous issus de la biodynamie. Sans en comprendre tous les tenants et les aboutissants, il sent que « l’avenir se trouve dans les sols vivants ». Aujourd’hui, il constate déjà les bénéfices de ce choix. « Mon sol sent meilleur, se réjouit-il. Jusque dans leur composition les mottes de terre ont évolué, la terre décompactée fleure bon à l’inverse d’un sol non oxygéné et sans perméabilité qui, lui, sent le moisi. »

L’avenir se trouve dans les sols vivants.

Ce sol « fleuri » donne bien évidement de meilleurs raisins à partir desquels il développe une gamme de vin à l’opposé de ce qui se pratique traditionnellement à Bordeaux. Composant des gammes pléthoriques de 20 à 25 cuvées avec une approche sur le fruit, Jean-Baptiste Duquesne travaille en isolant chacun des terroirs et composant des vins de parcelle sans assemblage. Il est accompagné dans cette démarche par des amis vignerons passionnés avec qui il a créé le collectif "Bordeaux Pirates", dont les membres s’autorisent à produire sous l’étiquette vin de France pour proposer des goûts nouveaux afin que sommeliers et cavistes recommencent à référencer des Bordeaux.

Photo : Jean-Bernard Nadeau - Texte : Frédérique Nguyen Huu.

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