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FLAVESCENCE DORÉE

Un outil d’aide au diagnostic disponible dès juillet

Publié le 15/06/2016 - 17:42
Un kit vendu aux distributeurs et coopératives sous forme de mallette avec  240 tests et une formation. Photo : DR

Pour sa première année de lancement, Phyteurop espère que 1 000  tests de Vitikit FD seront utilisés pour détecter la flavescence dorée, avant de se développer de façon plus importante l’année prochaine. La jeune start-up présente ce kit, disponible dès juillet, comme un outil complémentaire à l’outil officiel pour lequel seulement trois laboratoires sont accrédités par l’Anses.

Grâce aux principes de la technologie Flashdiag, nous avons simplifié le test ADN, annonce Carine La, directrice générale et fondatrice d’Anova Plus, société travaillant de concert avec Phyteurop sur le projet.

Des personnes sans expérience en laboratoire peuvent réaliser les analyses et les délais donnent de la réactivité au terrain grâce à des résultats disponibles sur le terrain en moins d’une heure. Vitikit FD offre donc la possibilité d’une prospection plus systématique des parcelles.

Une prestation pour limiter le foyer d’infection

Le kit est commercialisé aux distributeurs et coopératives sous forme de mallette qui comprend un kit avec 240 tests, et une formation. Anova Plus dispensera la formation obligatoire pour disposer du kit.

Nous avons également décidé de reprendre une partie des invendus à la fin de la première année, annonce Laurent Magnant, chef de produit chez Phyteurop, société en charge de la commercialisation du kit.

Une fois formé, les distributeurs pourront proposer le service aux viticulteurs. Estimée à 69 € par Anova Plus et son partenaire Phyteurop, la prestation comprend la prise d’échantillon, l’analyse, les résultats et les conseils. Cependant, ils n’empêcheront pas l’arrachage du pied s’il est diagnostiqué positif à la maladie.

L’intérêt du test est avant tout de limiter le foyer d’infection grâce à un suivi plus rapide de la maladie dans les vignes et une meilleure réactivité, détaille Laurent Magnant.

Aller vers un diagnostic plus précoce

En cas de suspicion de la maladie sur la vigne, le retour de l’analyse par le conseiller de l’agriculteur se fait en moins d’une semaine, alors qu’il doit attendre au moins deux mois via l’outil officiel.

Les 8 000 tests réalisés chaque année pourrait être multipliés par trois, souligne Marc Masson, fondateur et président d’Anova Plus.

La start-up travaille désormais sur l’optimisation de son kit pour rendre le test plus sensible au pathogène.

Nous pourrions ainsi décaler la période d’analyse et faire un diagnostic plus précoce, déclare Carine La. Ne pourrions-nous pas aussi tester l’insecte vecteur, afin de gérer le réservoir de la maladie ?

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