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Vinipôle Sud Bourgogne

« Pas de grand vignoble sans une recherche forte »

Publié le 18/04/2013 - 17:30

Le Vinipole Sud Bourgogne a été inauguré début avril.
 

Porté par trois organismes,  le conseil général de Saône-et-Loire, la chambre d’agriculture de Saône-et-Loire et le BIVB (Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne), le Vinipôle Sud Bourgogne a pour objectif de créer un lieu ouvert aux professionnels, réunissant conseils, formation et expérimentation », explique Didier Sauvage, le directeur du Vinipole Sud Bourgogne.
 

Basée à Davayé (Saône-et-Loire) sur le site du lycée viticole, cette structure place la viticulture durable et ses aspects environnementaux, économiques et sociaux au cœur de ses activités. « Il s’agit de donner aux viticulteurs des outils concrets et stratégiques pour raisonner leurs pratiques dans le but d’assurer la durabilité du vignoble ».


 

Florent Bidaut (photo ci-dessus), en charge des expérimentations a fait un point sur les démarches engagées en matière de viticulture durable, notamment sur la comparaison de trois modes de conduite :
- viticulture raisonnée
- viticulture biologique
- viticulture Écophyto 2018
(= objectif de réduction de 30 puis 50 % des phyto et réduction des émissions de gaz à effet de serre)

L’expérimentation est menée au lycée viticole de Davayé depuis 2007.

Le bilan 2007-2012, montre des différences sensibles entre modalités sur des critères comme l’IFT, mais aussi le nombre de passages, ou sur des indicateurs mesurés par la méthode Indigo, comme l’indicateur phytosanitaire (Iphy) et l’indicateur énergétique (In).

« La modalité Écophyto présente une réduction de 45 % de l’IFT, et permet une économie de 1,5 passage par rapport à la référence locale mâconnaise, proche de la modalité viticulture raisonnée. La conduite biologique permet une diminution de l’IFT de 26 %, mais engendre 1,6 passages supplémentaires », indique Florent Bidaut.

La méthode de diagnostic Indigo fournit à la parcelle des indicateurs plus globaux prenant en compte l’impact sur l’environnement.
L’Iphy tient par exemple compte non seulement de la dose de produit phytosanitaire utilisée, mais également de l’impact sur les auxiliaires, les eaux de surface, les eaux souterraines, et le risque de pollution de l’air.
Les indicateurs varient de 0 à 10, et les valeurs supérieures à 7 signifient un risque faible, les valeurs comprises entre 4 et 7 indiquent un risque acceptable, et les valeurs inférieures à 4, un risque fort.

L’Iphy est de 4,4 pour la modalité viticulture raisonnée, de 5,2 pour la modalité Écophyto, et de 8 pour la conduite biologique, qui présente donc le meilleur Iphy. En revanche, la viticulture biologique est pénalisée au niveau de l’In (In=0) en raison notamment du procédé de fabrication du soufre. L’In viticulture raisonnée est à 2,87 et l’In écophyto est à 10.
 

"Atteindre un objectif de réduction des intrants de - 30 % est facilement accessible, mais pour aller au-delà, il faudra plus de suivi et de technicité. Ces changements de pratiques peuvent engendrer un surcoût qu’il faudra valoriser par une montée en gamme des produits", résume Florent Bidaut.

Quelles thématiques de recherche vous paraissent importantes dans vos régions?

Ils en parlent aussi :

- Le vinipole au service de la viticulture durable

Pour aller plus loin

- La méthode Indigo

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