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Les phyto les plus nocifs "dans le rouge"

Publié le 02/02/2016 - 16:31
Stephan Brun, vigneron du groupe Ferme Dephy Vaucluse, a cessé d'utiliser des produits CMR depuis 2012.

Afin d’utiliser des produits phytosanitaires moins dangereux pour la santé et l’environnement, les vignerons de la cave coopérative du Buzet se basent sur un système de couleurs lié à la dangerosité des produits. Dans le Vaucluse, les vignerons du groupe Ferme Déphy ont fortement réduit leurs consommations de produits classés.

Tout en travaillant à des alternatives, certains viticulteurs choisissent de diminuer voire de supprimer les produits classés les plus dangereux pour leur santé et l’environnement. C’est le cas de la cave coopérative de Buzet et de ses 185 viticulteurs. Carine Magot, responsable de service vignes, explique :

En 2011, la cave coopérative a donné à ses adhérents un outil pour classer les produits, dont les nouveaux, selon des codes couleurs du plus nocif au moins nocif : rouge, orange, jaune ou vert. Les couleurs sont basées sur trois critères notés, respectivement pondérés par 3, 2 et 1 : l’impact sur la santé, l’impact sur l’environnement et les risques d’irritation.

La coopérative a interdit l’utilisation de tous les produits "rouges". Dans le cadre d’une stratégie de réduction des résidus dans les vins, elle a également supprimé les produits laissant le plus de traces. Dans le collimateur: les anti-botrytis et les produits à base de folpel. Toutefois, tous les produits classés CMR ne sont pas "rouges". 

Nous n’interdisons pas des matières actives, mais des formulations de produit. Par exemple, la bouillie bordelaise peut être classée selon différentes couleurs, précise Carine Magot.

Autre initiative à 500 km de là : les huit vignerons du groupe Ferme Déphy du Vaucluse ont réduit l’utilisation de produits CMR. Marie-Véronique Arrigoni, conseillère viticulture à la chambre d’agriculture, les accompagne depuis 2010 dans le cadre d’Écophyto :

Nous avons arrêté les anti-mildiou à base d’anilides, ainsi que certains anti-oïdium classés CMR.

L’un des vignerons, Stephan Brun, a quant à lui complètement cessé d'utiliser les produits CMR depuis 2012, hormis une utilisation contre le black-rot en 2015.

Supprimer des produits, oui, mais par quoi les remplacer ? Y a-t-il un impact sur la qualité sanitaire à la récolte et sur le prix des traitements ? Comment éviter l'impasse technique ? 

Pour en savoir plus sur l'expérience des vignerons du Buzet et du groupe Ferme Dephy Vaucluse, retrouvez la suite de l'article dans le numéro n°214 de Viti, à paraître le 26 février. 

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