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Engrais verts

Les couverts végétaux dans les vignes plébiscités à Cognac  

Publié le 22/01/2019 - 15:53
de g à d: Adeline Massonneau, animatrice Re-Sources du Bassin Coulonge et St Hippolyte à l’EPTB Charente ; Serge Marais Dir de la Société de Meunerie et de Boulangerie, Christian Herbreteau, viticulteur et Nicolas Pugeaux du NACA. Photo Naca

Vendredi 18 janvier, le NACA (syndicat du négoce agricole Centre-Atlantique), organisait en partenariat avec l’entreprise de négoce, la Société de Meunerie et de Boulangerie de Sainte-Sévère, basée au nord-est de Cognac, une présentation autour des engrais verts en viticulture, dans le cadre de son programme Vert l’Avenir de mise en valeur des bonnes pratiques agricoles.

 

« L’intérêt des viticulteurs du vignoble de Cognac pour ces engrais verts, est tel que la pratique s’est fortement développée en très peu de temps », soulignent les participants. Avec cinq salariés et 85 agriculteurs clients, la Société de Meunerie et de Boulangerie de Sainte-Sévère, dirigée par Serge Marais, s’est impliquée depuis 2007 sur les aires d’alimentation de captages prioritaires, aux côtés des collectivités en charge de la qualité de l’eau (Charente Eau, EPTB Charente), notamment par la mise en place d’essais et de visites d’essais, comme c’est le cas pour les engrais verts en viticulture.

Les intérêts des engrais verts sont multiples, rappelle Serge Marais, pour améliorer la biodiversité et la fertilité du sol, l’absorption des nitrates du sol, le contrôle des mauvaises herbes ainsi que l’amélioration de la structure du sol par les racines, limiter le ruissellement et l’érosion, faciliter la décomposition des bois de taille, et avoir un confort de travail l’hiver sur sol argileux.

Couverts végétaux. Photo NACA Couverts végétaux. Photo : NACA

 

Deux ans d'essais

Durant deux ans (2016 et 2017), des essais ont été réalisés dans le cadre du programme d’actions de l’aire d’alimentation des captages prioritaires de Coulonge et Saint-Hippolyte. Au programme, tester différents types d’engrais verts, différents modes et dates de semis (avant ou après vendanges), et des modes de destruction.

« À l’échelle de la Meunerie de Sainte-Sévère, un quart des viticulteurs mettent en place ces couverts.  Ceux qui franchissent le pas ne reviennent pas en arrière », observe le directeur. Au total, ce sont 400 ha semés en 2018, soit un tiers des surfaces de vignes avec des couverts, semés avec un mélange avoine/féverole pour la majorité.

Semis avant ou après vendanges

« Des semis avant vendanges offrent un développement plus important du couvert, et sont indispensables pour certaines plantes (trèfles) à développement lent », précise le négoce. Pour des semis après vendanges, le couvert a cependant l’avantage de ne pas être abîmé par le passage de la machine à vendanger.

Concernant la destruction, elle est conseillée début avril, en général par broyage, même si d’autres outils spécifiques existent comme le rouleau Faca.

Christian Herbreteau, viticulteur. Photo NACA Christian Herbreteau, viticulteur. Photo : NACA

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