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Anthony Pantaléon, Saint-Nicolas-de-Bourgueil

« La taille demande quelques adaptations et prend un peu plus de temps »

Publié le 11/01/2019 - 09:30

Mécaniser l’étape de tirage des bois permet de gagner du temps et
de réduire les coûts, mais cela impose quelques aménagements, notamment de préparer le vignoble avec un palissage adapté, ou de former les tailleurs. 

Anthony Pantaléon exploite une vingtaine d’hectares sur Saint-Nicolas-de-Bourgueil en Touraine. Il a été l’un des premiers en France à s’équiper d’une tireuse à bois. « Nous avons commencé sur nos vignes (densité de 4500 pieds/ha ; 2 m d’inter-rang ; taille en guyot simple) à utiliser la tireuse Provitis en 2013. Nous n’avons effectué aucun changement de palissage, car nous avions anticipé l’arrivée de la machine, et déjà remonté le fil de tête pour avoir un palissage plus haut (pratique de l’effeuillage). En revanche, la taille demande quelques adaptations et prend un peu plus de temps (1 à 2 heures de plus par hectare) : il faut faire attention notamment à ne pas avoir de bourgeon qui passe de l’autre côté du fil de cep. On évite également de laisser des sarments trop près du pieu sinon la machine aura plus de mal à l’attraper. Et quand on taille on tire les quatre à cinq premiers ceps à chaque bout de rang, le temps que les fils de palissage descendent au pied du cep. Avec un travail adéquat lors de la taille, la vitesse de passage peut être assez élevée : nous roulons à 5 km/h. J’ai une parcelle d’un ha (24 rangs), que je fais en 1 h 15.Chez nous, les 20 ha sont finis (tirage des bois- broyage) en quatre à cinq jours à quatre personnes, alors qu’auparavant il fallait trois semaines à un mois, sans compter le broyage ultérieur. Il n’y a pas d’inconvénients à la technique, mais il faut faire attention tout de même à la conduite (en raison notamment de la longueur, avec le broyeur derrière). Je pense qu’il faut un tracteur bien équipé en hydraulique, je mets pas mal de débit pour ne pas avoir de bourrage. Ce n’est pas un matériel fragile. Je pense qu’en cinq ans d’utilisation, j’ai dû remplacer pour seulement 200 euros de pièces d’usure. Depuis l’achat en 1013, le matériel a subi quelques modifications par le fabricant, comme cette année par exemple, avec une nouvelle marguerite permettant de ramasser encore mieux les sarments. »

 

Article paru dans Viti Les Enjeux de décembre 2018Viti Les Enjeux de décembre 2018

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