Imprimer
Commentaires
Pourriture acide

La drosophile suzukii ouvre la porte aux autres mouches

Publié le 24/04/2017 - 11:22
Depuis son apparition massive dans le vignoble français, les chercheurs étudient le comportement de la drosophile suzukii. Photo : B. Molot/IFV

Cet article de Viti Leaders d'avril 2017 vous est proposé gratuitement et dans son intégralité. Bonne lecture ! Pour vous abonner, RV sur notre e-kiosque.

Depuis son apparition massive dans le vignoble français, les chercheurs étudient le comportement de la drosophile suzukii. D’après les dernières études, cette mouche présente en Europe depuis moins de dix ans favoriserait la ponte de la drosophile autochtone, drosophile melanogaster, et le développement de la pourriture acide. Les drosophiles traditionnellement implantées en France ne sont pas en mesure de blesser une baie intacte pour pondre leurs œufs. Drosophile suzukii, au contraire, semble pouvoir percer la pellicule des baies. Qui plus est, des analyses génétiques ont montré que suzukii est porteuse des bactéries responsables de la pourriture acide. La drosophile suzukii a tout pour déclencher la maladie sur fruit sain.

Suzukii ouvre la porte à la drosophile melanogaster

D’après les expériences menées par les chercheurs de l’Inra, dans les faits, les femelles suzukii perforent les baies saines de raisins pour pondre leurs œufs. Elles inoculent à l’occasion des bactéries capables de déclencher la pourriture acide. La maladie en se développant attire les drosophiles melanogaster. Ces dernières viennent à leur tour pondre leurs œufs. Après les dégâts modérés provoqués par suzukii, melanogaster vient amplifier le phénomène de pourriture acide. Ces recherches encourageantes pour comprendre le rôle de ce ravageur dans le développement de la pourriture acide sont un bon début mais reste à savoir pourquoi suzukii a envahi le monde en quelques années mais aussi pourquoi elle n’a pas la même attraction de ponte selon le cépage ? En Alsace, par exemple, elle semble plus attirée par le gewurztraminer que par le riesling.

Article paru dans Viti Leaders n°424 d'avril 2017 vtlead424-1.jpg

Ajouter un commentaire

Pour ajouter un commentaire, identifiez-vous ou créez un compte.

Nos publications

  • Circuits Culture
  • Cultivar Élevage
  • Cultivar Leaders
  • Culture légumière
  • L'arboriculture fruitière