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Effluents phyto

Bien choisir son dispositif de retraitement

Publié le 22/10/2015 - 16:11

En auto-construction ou clé en main, les dispositifs de retraitement des effluents phyto sont nombreux. Le choix dépendra de divers paramètres comme le mode de culture ou le matériel pulvé. Pour obtenir un gain de confort et de sécurité, et un bénéfice pour l’environnement, n’hésitez pas à vous faire accompagner.

Pour un vigneron seul, Guillaume Gastaldi, conseiller environnement à la Chambre d’agriculture de Maine-et-Loire, recommande le Phytobac à construire soi-même, ou les dispositifs Héliosec ou Osmofilm, pour une gestion de quelques m3 d’effluents par an. Pour des vignerons en collectif, le dispositif Emeraude est intéressant, en raison de sa capacité à traiter plus de volumes (de 1 000 à 1 800 l/h), avec un prix aussi plus élevé (20 000 euros).

"Pour 1 à 2 m3 d’effluents, vous pouvez faire appel à de la prestation de service, en stockant vos fonds de cuve dans un petit bac en PEHD."


Le tube PVC du Phytobac est percé sur le haut pour mieux répartir les apports d’effluents.

Gain de confort et sécurité pour l'utilisateur

Si l’investissement n’est pas anodin, mettre en place un dispositif de retraitement apporte un vrai gain de confort, une sécurité pour l’utilisateur et un plus pour l’environnement, insiste le conseiller de la CA49, qui ajoute:

"La plateforme en béton nécessaire pour stationner le matériel et faire ses lavages coûte le plus cher: autour de 12 000 euros, pour une surface de 60 m², idéalement de 100 m². Le béton doit être aux normes fosse à lisier. Sur cette dalle, il est utile d’avoir un bypass 3 voies: pour les produits phyto allant dans le dispositif de retraitement, les eaux de lavage du matériel allant dans le débourbeur/déshuileur, et les eaux pluviales."

 

Pour avoir un substrat ni inondé ni sec dans un Phytobac, une cuve tampon est recommandée pour gérer les apports d’effluents. 

Avec le PCAE (Plan pour la compétitivité et l'adaptation des exploitations agricoles), les subventions sont de 40% du coût total du dispositif en zone de priorité 1, et de 20% pour les autres zones, détaille Guillaume Gastaldi.

"Dans le Bordelais, une plateforme collective a été subventionné à 76% ! Nous insistons sur les intérêts à concevoir un dispositif collectif, davantage subventionné par l’Agence de l’eau, et un coût réduit pour chaque vigneron au final."

 
 
Retrouvez la suite de cet article dans Viti Leaders n°411 qui paraîtra en novembre prochain.
 
 

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