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Tech’n bio poursuit son essor

Publié le 24/09/2019 - 12:58
Parmi les 20 500 visiteurs de Tech&bio 2019, 60 % d'agriculteurs en conventionnel.

Pas moins de 20 500 personnes sont venues arpenter les allées et les parcelles du Salon Tech&bio, au lycée agricole du Valentin (Drôme) les 18 et 19 septembre, dont 60 % d’agriculteurs en conventionnel. L’édition précédente avait accueilli 18 000 visiteurs. Le succès est donc croissant pour ce Salon né en 2007, qui se veut ouvert aux visiteurs « conventionnels » depuis le début, pour un transfert actif de connaissances. Notons d’ailleurs la présence de plus de 2 500 lycéens et étudiants sur le Salon.

Cette septième édition a été inaugurée par le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume. Interrogé par Pierre Combat, vice-président de la chambre d’agriculture de la Drôme, sur la possibilité de rendre les filets paragrêle éligibles aux aides européennes à l’investissement pour les vignes, le ministre n’a pas rejeté la proposition, indiquant qu’il valait mieux prévenir que guérir. À suivre, donc.

Le ministre a particulièrement apprécié la démonstration du robot Ted (Naio technologies), comme solution agroécologique au problème de l’entretien du sol et face à la difficulté de recruter des tractoristes.

Au total, une centaine de démonstrations (toutes filières confondues) et 120 conférences ont animé les deux jours du Salon. Les visiteurs ont aussi pu découvrir les Technovations, les Talents et le premier job dating de l’agriculture biologique, organisé par l’Apecita.

Une dizaine d'entreprises sont venues à la rencontre de candidats, lors du premier job dating bio.

Parmi les sujets d’actualité en viticulture, la diminution des doses de cuivre a fait l’objet d’une conférence où les derniers résultats d’essai ont été présentés. En Bordelais, par exemple, l’utilisation de l’OAD Décitrait bio a permis de diminuer la dose annuelle de cuivre à 3,5 kg/ha, contre 4,6 kg/ha utilisés en moyenne par les viticulteurs du groupe Dephy Ecophyto à Saint-Émilion.

Séverine Dupin, de la chambre d’agriculture de Gironde, détaille :

« En 2019, nous avons pu baisser la dose à 2,8 kg/ha chez un viticulteur, en diminuant les cadences. Mais un mois sans traiter, c’est une prise de risque qui aurait été trop grande pour l’ensemble des 20 ha du domaine. Nous nous heurtons au risque météorologique. En l’état actuel, les prévisions météo ne sont pas assez fiables. »

Malgré tout, les essais continuent, que ce soit sur ce que peuvent apporter les produits de biocontrôle ou sur l’amélioration de Décitrait, avec une meilleure prise en compte des quantités de cuivre restant sur les feuilles entre chaque traitement.

En attendant la prochaine édition de Tech&Bio, plusieurs rendez-vous Tech& Bio sont prévus en 2020, dont un sur les cultures méditerranéennes en octobre à Avignon.

 

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