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Vins étrangers

Les enseignes de la GD s'engagent à clarifier leurs linéaires

Publié le 15/03/2017 - 17:10
Boris Calmette, Jacques Gravegeal et Jean-Marie Fabre étaient réunis  pour exposer le résultat de leurs recontres avec les opérateurs et les représentants de la distribution concernant  les problèmes liés à l'importation de vins espagnols (S.Favre/Pixel Image)

Face à la concurrence des vins espagnols importés massivement par des opérateurs français et vendus en grande distribution, les représentants de la production languedocienne ont choisi d’agir de concert.

Pour Boris Calmette, président de Coop de France Languedoc-Roussillon, les enjeux étaient trop importants pour être dispersés.

Nous défendons les mêmes objectifs : que les vignerons de la région vivent dignement, qu’ils continuent à créer de l’emploi et que les jeunes s’installent. Il fallait porter un message commun. 

Entamée il y a près de 3 mois, la collaboration étroite entre les représentants de la coopération, des Vignerons Indépendants et de l’IGP Pays d’Oc commence à porter ses fruits si l’on en croit les protagonistes réunis aujourd’hui à Montpellier.
 

E.Leclerc s'est engagé, les autres enseignes devraient suivre

Les représentants locaux de la distribution et les grands négociants qui les approvisionnent ont entendu nos arguments, a expliqué Jacques Gravegeal, président de l’ODG Pays d’Oc. Nous ne sommes pas contre l’importation de vins d’Espagne. Nous sommes contre l’usurpation de la notoriété des vins de Languedoc. Notamment sur les BIB, nous demandons qu’il y ait de la clarté sur l’origine des vins.

L’enseigne E.Leclerc s’y serait engagée. Le distributeur devrait aussi retirer des linéaires l’une de ses références de BIB utilisant du vin étranger tout en s'appropriant les repères marketing languedociens.

Jean-Marie Fabre, président de la Fédération régionale des Vignerons indépendants d'Occitanie complète :

Lors de nos discussions, les autres enseignes ont montré le même état d’esprit. Il va y avoir un effet d’entraînement.
Cette clarification résoudra une partie importante du problème. Les consommateurs français souhaitent consommer du vin de la région. Si l’on nous imite c’est qu’il y a de la demande et que notre image est porteuse.


Forts de ces premiers signes positifs et en parallèle des négociations nationales entre la FNSEA, l'AGPV et la Fédération nationale de la grande distribution, les représentants de la production languedocienne souhaitent continuer leur travail de discussion avec l’aval. Après les entretiens avec les opérateurs et les représentants locaux de la GD, une réunion avec les centrales d’achats agissant à l’échelon nationale est prévue.


Une nouvelle segmentation prix des IGP du Languedoc pourrait voir le jour

Confiants, les trois présidents n’en restent pas moins vigilants et ont énoncé les conditions nécessaires à la sortie de crise.
La contractualisation est l'une d'entre elles. Demandée pour établir des relations de confiance entre les producteurs et les opérateurs, elle est aujourd’hui demandée pour sécuriser les marchés entre les opérateurs et les distributeurs. Lors des discussions, la contractualisation sur 3 ans plutôt que des appels d’offres annuels aurait été identifiée comme une piste de réflexion.

La collaboration active entre les VIF, Coop de France LR et Pays d’Oc a enfin abouti à une remise en question de la segmentation des vins IGP de la région, comme l’a précisé Boris Calmette :

La clarification de l’origine des vins est une solution à court terme. Mais à moyen terme, il s'agit de remettre du vin français dans les marques qui utilisent désormais des vins étrangers.

Pour regagner des parts de marché, nous avons donc à proposer une nouvelle segmentation des vins IGP du Languedoc.

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