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Engrais verts

Quatre semoirs à l’essai en Loir-et-Cher

Publié le 03/11/2017 - 10:28

La GDDV du Loir-et-Cher a organisé le 10 octobre un essai comparatif de quatre semoirs pour des semis directs d’engrais verts : Gil, Simtech, Aurensan et Ecomulch. Les vignerons du GDDV41 ont ainsi vu voir les atouts de chacun, pour faire un choix sur un investissement en commun.

Investir dans un semoir d’engrais verts en commun : voilà l’objectif du Groupement de développement viticole du Loir-et-Cher (GDDV 41). Une journée a été organisée le 10 septembre à Monthous-sur-Cher par le GDDV et la Chambre d’Agriculture 41, pour comparer quatre semoirs de semis direct : Gil, Simtech, Aurensan et Ecomulch. "Les engrais verts semés d’août à octobre, souvent un rang sur deux, sont ensuite broyés au printemps en même temps que les bois de taille, rappelle Alice Durand, conseillère à la CA41. Sur notre zone, certains sols hydromorphes ont besoin d’être aérés et restructurés grâce aux engrais verts, alors que d’autres plus sableux et superficiels peuvent être enrichies par les couverts. Mais attention à ne pas avoir un enherbement concurrentiel." L’investissement dans un semoir d’engrais verts est éligible à des financements du PCAE, jusqu’à 60%, a rappelé la conseillère viticole.

Voici les synthèses de présentation des quatre semoirs :

Viti Master d’Ecomulch

Premier semoir testé : le Viti Master d’Ecomulch. Ce semoir à dents droites montées sur un double parallélogramme permet d’ouvrir le sillon de semis en suivant les irrégularités du terrain, puis de le refermer avec la roue suiveuse qui fait office de réglage de profondeur (de 0 à 8 cm). Lors de la présentation, un modèle était équipé de 4 éléments semeurs, espacés de 20 cm (possibilité de 15 à 30 cm), avec une trémie pressurisée (100 à 500 l). Le système de DPAE (débit proportionnel à l’avancement électronique) gère automatiquement la dose nécessaire en fonction de la vitesse du tracteur. La trémie comme la distribution des graines sont entraînées électriquement.

Prix : 12 600 euros.

Viti Master d’Ecomulch

 

Semoir viticole d’Aurensan

Le semoir pour semis direct d’Aurensan, sorti depuis janvier 2016, dispose d’une trémie pneumatique du constructeur autrichien APV simple ou double trémie, pour une densité de semis constante et une profondeur adaptée pour chaque type de graines. Il est aussi disponible en trémie mécanique (jusqu’à 3 ou 4 sorties). L’inclinaison des disques ouvreurs permet une bonne qualité de semis, quel que soit le terrain, y compris dans couvert développé ou des sols caillouteux, sans préparation de sol préalable. Largeur de 0,80 à 8 m. Boîtier électronique pour gérer la densité de semis. Réglage de profondeur manuelle, de 0 à 8 cm. Le semoir présenté d’1,40 m pèse 640 kg, soit une pression de 85 kg/m².

Montage sur enjambeur prévu pour fin 2018-début 2019.

Prix : pour semoir d’1,40 m : de 17 000 à 22 000 euros selon équipements.

VT-Sem de Simtech

L’entreprise Simtech vient de mettre au point un semoir dédié à la vigne, pour le semis direct : le VT-Sem, disponible en trois modèles : VT 110, 120 et 150, correspondant aux largeurs de travail. Les deux caractéristiques principales de ce semoir mécanique : les socs en T inversés pour ouvrir le sillon de semis avec de la terre fine, par légère vibration des dents (disques ouvreurs en option) ; et une distribution mécanique à disques en mousse, qui s’adapte à n’importe quelle taille de graine. Derrière le semoir, le rouleau garantit la stabilité et la profondeur du semis, et offre l’avantage de se rabattre une fois le semoir levé, pour réduire la longueur de l’outil en manœuvre de bout de rang. Une herse à chaînes lourdes permet de fermer légèrement les sillons de semis. Poids total : 550 kg. Prix : Le modèle avec disques est à 9 000 euros ; celui sans disque à 8 000 euros.

 

Le semoir à disques de Gil

Le constructeur espagnol Gil propose des semoirs viticoles de 1 à 1,80 m de large. Le disque ouvreur (complété d’un disque nettoyeur) possède une inclinaison facilitant la pénétration dans le sol. Suivent la roulette de fermeture du sillon, puis la roue de compactage en caoutchouc qui garantit la profondeur du semis constante en appuyant la semence dans le sillon. Deux lignes de semis, avec un interligne de 17 cm lors de la démonstration. Distribution à ergots. Poids de 890 kg pour le modèle de 1 m de large, avec trémie de 330 l, à 1,4 tonnes pour celui d’1,60 m avec trémie de 550 l. Possibilité de double cuve pour semis et fertilisant.

Prix : Le modèle présenté d’1,30 m de travail, à disques, est à 12 500 euros. La version du semoir à dents (socs en T inversés), pour la même longueur est à 7 000 euros.

L'article complet sera à retrouver dans le numéro de décembre de Viti.

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