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IGP rosé du Sud-Est

Face au manque, les transactions et les prix s'emballent

Publié le 02/01/2013 - 15:00

D'après le bilan des enregistrements vrac des quatre premiers mois de campagne, les transactions de rosé des IGP du Sud-Est ont augmenté de 65 % par rapport à l'année dernière. Les prix sont en hausse de 13 %. Des contrats se négocient désormais à 75-80 euros/hl. Mais attention, nous sommes sur une année atypique. Le marché du rosé est déficitaire, notamment dans le Var où les pertes de rendements tournent autour de - 40 %. Il y a des reports de marchés vers des zones de production moins touchées.

Au cours de l’assemblée générale d’InterMed, tenue le 14 décembre à la cave de Nyons (Drôme), Marie de Monte, la directrice d’InterVins du Sud-Est s’est montrée prudente. D’autant que les prix élevés ne compenseront pas le manque à gagner dû à la petite récolte. Pourtant, une nouvelle doit réjouir les dirigeants de l’interprofession. L’engouement pour l’IGP méditerranée ne se dément pas
Sur les quatre premiers mois de la campagne 2013, les transactions de vrac sur l’IGP rosé méditerranée flirtent avec les 70 000 hl contre un peu plus de 16 000 hl pour les autres IGP du Sud-Est. La tendance est structurelle. Sur la campagne 2011-2012, le rosé IGP méditerranée représente près de la moitié des volumes de vrac de rosé achetés dans le Sud-Est. Un an auparavant, la proportion n’était que de 36 %.

Les Bouches-du-Rhône s'investissent dans l'IGP Méditerranée 

Le contributeur principal de ce phénomène est historiquement le Vaucluse. Les cours de l’IGP régionale et départementale sont quasiment toujours identiques. La situation est différente dans les Bouches-du-Rhône où l’IGP départementale est toujours mieux valorisée. Pourtant depuis deux ans, le département talonne le Vaucluse. Les deux départements participent presque à égalité au vrac de rosé IGP méditerranée mis sur le marché : respectivement 42 et 43 % des volumes. 

La répartition actuelle du sourcing peut en étonner plus d'un. Les Bouches-du-Rhône ont été les derniers à rejoindre InterMed en 2003. Selon Axelle Fichtner, chargée de mission à InterMed, c'est le succès des rosés IGP méditerranée qui a convaincu les opérateurs. Dans l'histoire, les producteurs sont pour le moment perdants. Le cours du vrac de l'IGP régionale n'a jamais dépassé celui de l'IGP départementale. Sur la campagne 2011-2012, le différentiel atteignait 13 euros par hectolitre. Le prix moyen de l'IGP rosé Bouche-du-Rhône était alors de 76 euros/hl soit le cours actuel de l'IGP rosé Méditerrannée. 


Nous avons consolidé la qualité, nous avons consolidé le volume, il nous reste a consolider les cours. Pour le rosé, notre souhait est d'atteindre un prix de référence de 75 euros/hl. Ce sera possible si  l'I
GP Méditerranée n'est plus associé à des marchés d'opportunités. La dénomination est à un carrefour de son histoire. je suis confiante.
 
Thierry Icard, président d'InterMed se félicite des bons résultats de l'IGP Méditerranée
 

L'optimisme d'Axelle Fichtner est partagé par Thierry Icard, le président d’InterMed depuis un peu plus d’un an.
 

Il y a deux ans, on produisait 240 000 hl et on rêvait de 400 000 hl. C’est chose faite aujourd’hui. Sur la campagne 2011-2012, 450 000 hl d’IGP méditerranée ont été revendiqués. Nous avons la chance d’avoir une grande dénomination régionale, méditerranée, qui fait des envieux.

Des envieux ou des mécontents comme la Fédération des producteurs de crémants face à la production d’effervescents par les IGP. Le recours déposé devant le conseil d’État en avril dernier pour en interdire la production suit son cours. La Confédération française des vins à IGP demande actuellement aux 36 IGP s’étant donnée la possibilité d’élaborer des bulles de justifier, si possible, l’antériorité de la production d’effervescents. Michel Servage le président de la CFVDP qui était présent à Nyons déclare :
 
L’Union Européenne nous en donne le droit. Le Gouvernement a validé les cahiers des charges. Nous n’avons pas à nous justifier. Si l’État donne raison aux producteurs de crémants nous porterons le dossier devant les instances européennes.

En attendant, l’IGP méditerranée fait buller son rosé qui portera le nom de So Med

Et vous, à combien avez-vous négocié votre rosé? Les vins blancs en IGP du Sud-Est sont-ils dans la même situation ? Votre expérience nous intéresse.

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