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Marché des IGP

Conquérants vins du Pays d’Oc

Publié le 10/07/2014 - 16:53

Lancé en 1987, le pari de Robert Skalli et Jacques Gravegeal de produire des vins monocépages en Languedoc-Roussillon sous la dénomination "vins-de-pays-d’oc" a depuis fait du chemin. Partis de 200 000 hl, ils représentent aujourd’hui 6,3 millions d’hectolitres, soit un potentiel de 840 millions de bouteilles. Des volumes qui n’ont cessés de progresser pour devenir aujourd’hui le 1er label Européen de vins de cépage à appellation, souligne Florence Barthès, directrice d’Inter Oc, même si cette évolution est différente selon les couleurs.

Le petit tassement observé sur les rouges, représentant jusque-là 59 % des volumes, se fait au profit des rosés, qui devraient monter cette année à 22 - 23% des volumes, soient plus de 1,3 million d’hectolitres. Grâce aux cépages syrah et Grenache, il est très facile de passer des volumes rouge au rosé, selon les besoin. Même souplesse pour passer de l’AOC à l’IGP, pour les nombreux producteurs mixtes. Ainsi, il nous est possible de répondre rapidement à la demande, notamment face au marché cépage très tendu.

Pour la directrice d’Inter Oc, les rosés IGP du pays d’Oc doivent s’imposer encore plus dans le circuit de la grande distribution, alors que les rosés de Provence, "plus haut de gamme", restent attachés aux circuits traditionnels CHR-grossistes-caves. Contrairement aux rosés IGP du Val de Loire, ceux du pays d’Oc bénéficient de la notoriété de leurs voisins de Provence, grâce à leur comparable couleur claire, synonyme dans les esprits de degrés alcoolique faible. Par cet effet rosé couplé à l’effet BIB, les vins du pays d’Oc ne cessent de progresser dans le circuit de la GD, avec 64% des ventes en France.

Quelques niches pour les IGP effervescents

Quelques IGP effervescents semblent également se développer, notamment en rosés, même si Florence Barthès indique que ce marché reste encore une niche, malgré le bon travail réalisé par quelques grandes maisons, comme Grands Chais de France, Castel ou Boisset. Côté IGP blanc, le marché semble se tenir. Après la période de plantation depuis 2006, les surfaces actuelles semblent suffisantes d’après Inter Oc pour répondre à la demande, et ne pas déséquilibrer le marché.

L’export, qui représente la moitié des ventes d’IGP Pays d’OC, progresse pour sa part de 3% en volume. Pour Florence Barthès, de nouveaux challenges doivent être menés ces prochaines années:

Avec 65% des volumes export destinés à l’Europe, nous sommes trop frileux sur les États-Unis. Contrairement à la Chine qui n’est pas un marché fiable, et qui est en train de développer son propre vignoble, les USA offrent un vrai potentiel, notamment pour le BIB.

Les défis ne sont pas qu’à l’étranger. Sur le marché interne, les vins du pays d’Oc pâtissent indirectement du défaut de notoriété des IGP départementales comme IPG pays-d’hérault ou IGO pays-du-gard.
 

 

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