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Salon des Vins de Loire

Ackerman, au-delà des bulles

Publié le 06/02/2014 - 16:31

Les fines bulles se portent bien pour Ackerman, qui observe une croissance de son chiffre d’affaires en 2013 de 3,5%, atteignant ainsi les 50,5 millions d’euros. Pour la maison fondée en 1811, aujourd’hui filiale du groupe Saint-Cyr Participation (comme Alliance Loire), détenu à 80% par Terrena et les Caves de Saumur, les fines bulles représentent 65% des activités, et les vins tranquilles 35%. En 2013, c’est le marché français (67% de la valeur) qui enregistre la plus belle progression +4%, alors que le marché export ne gagne qu’un point. Pour Bernard Jacob, directeur général d’Ackerman, les bulles de Loire tirent leur épingle du jeu:

Il y a quelques années, lorsque les ventes de champagne reculaient en France, les fines bulles reculaient aussi. Aujourd’hui, on observe une décorrélation. Bien que le champagne soit en recul sur le marché français, nos bulles progressent.

Entre 2010 et 2013, les ventes de saumur ont ainsi progressé de 23% et celle du X Noir de 16%. Un "petit frère" du X Noir devrait d’ailleurs sortir prochainement. Parmi les raisons avancées du succès des bulles chez Ackerman: une stratégie de marques pérennes (Ackerman, Donatien Bahuaud, Rémy Pannier De Neuville et Marquis de la Tour), avec une recherche de "premiumisation". L’augmentation des volumes n’est pas au programme, c'est bien la qualité qui prime.
 

Gagner sur les vins tranquilles

Parmi les nouveautés 2014, outre la sortie de la cuvée Ambrosa, crémant de Loire boisé avec 24 mois d'élevage, et la poursuite d’Affinity, un vin à fine bulles sans alcool qui se développe bien, Ackerman mise sur le segment vins tranquilles, avec son chinon Les Boires (Donatien Bahuaud), pour la GMS France. Bernard Jacob précise:

En France, l’image d’Ackerman est associée aux bulles. Nous voulons développer notre image sur les vins tranquilles, en proposant également une gamme transversale, qui pourrait valoriser une sélection des nos vins de Loire.

Ackerman mise aussi sur les réseaux sociaux pour animer la promotion de ses vins (pages Facebook, Twitter, Pinterest), ainsi que sur ses sites œnotouristiques, avec les caves de Monmousseau (Touraine) et son Voyage au centre de la Bulle (Saumurois). L’objectif sur ces deux sites est d’atteindre 50 000 visiteurs par an.

Et vous, que pensez-vous de la stratégie de prémiumisation d'Ackerman?

En lien avec ce sujet:
Sortie du chinon Les Boires, Donatien Bahuaud (Communiqué de presse)
Les fines bulles de Loire manquent-elle de sucre? (article Mon-Viti)

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